soon | Se faire tirer le portrait
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Se faire tirer le portrait

Le projet photographique « se faire tirer le portrait » a, comme tout Marseillais ou Marseillaise, des origines exotiques ou proches, locales ou lointaines et comme eux, il a aussi ses deux pieds bien tanqués au sol. Sa première jambe est africaine. Passionné par la photographie africaine de studio des années 1950, je voulais rendre un hommage à Malick Sidibé ou Seydou Keita, à ces maîtres de la mise en scène « lo-fi », longtemps oubliés et récemment redécouverts, où tout le travail photographique est misé sur l’attitude du photographié, sur une posture ou un geste ou même parfois, sur un accessoire inattendu, glané sur place ou apporté. Sa deuxième jambe est marseillaise. J’aime les projets artistiques collaboratifs (Raphael Arnaud du collectif a signé quelques portraits de la série) et, Marseille ne pouvait qu’être que la ville où réaliser ce projet. J’ai demandé simplement à des amis, des passants, des touristes, des inconnus, des curieux… de se faire tirer le portrait –chaque participant a reçu son portrait en retour- en échange d’un texte sur eux et leur relation à Marseille. je voulais arriver à un travail où textes et images se mélangent et ainsi, permettent de saisir un air du temps, où nous explosent à la face nos désirs et nos révoltes concernant le passé, le présent et l’avenir de notre insupportable mais radieuse ville.

Date

17 juillet 2017

Catégorie

Anthony Rougier, Photo

Mots-clés
marseille, portrait